suspendre. v. a. élever quelque corps en l'air, l'attacher, le soutenir en l'air avec un lien, de telle sorte qu'il pende et qu'il ne porte sur rien.
Suspendre en l'air. Suspendre des lustres au plafond. Suspendre une
lampe. Suspendre des chevaux pour les embarquer. Suspendre le corps, la caisse d'une voiture. Il s'emploie aussi avec le pronom personnel. Se suspendre à une branche, à une corde.
Suspendre
Suspendre, signifie figurément, Surseoir, différer, discontinuer, cesser pour quelque temps. Suspendre l'exécution d'un arrêt. On reprit les poursuites qui avaient été suspendues. Suspendre les hostilités. Suspendre
son ressentiment, les effets de son ressentiment. Dieu suspend pour quelque temps les effets de sa justice. Suspendre ses coups.
Suspendre sa marche, Interrompre sa marche, s'arrêter pour quelque temps. Ces
troupes ont suspendu leur marche, ont eu ordre de suspendre leur marche.
Suspendre son travail, des travaux, Interrompre son travail, des travaux. Les travaux étaient depuis longtemps suspendus.
Suspendre son jugement sur quelque chose, Attendre, pour porter son jugement, qu'on soit plus éclairé.
Suspendre
Suspendre, se dit aussi figurement, en parlant D'un ecclésiastique, d'un magistrat,
d'un officier, d'un agent quelconque dont on interrompt les fonctions, sans lui ôter son caractère. Suspendre un prêtre de ses fonctions. On a suspendu le maire de cette commune.
Suspendu, ue.
Suspendu, ue. participe. Voiture suspendue. Pont suspendu.
Il se dit, par extension, Des choses qui sont en équilibre, et qui paraissent se soutenir d'elles--mêmes. Les nuées sont suspendues
en l'air. Les corps célestes sont suspendus sur nos têtes. Un morceau de fer demeure suspendu à une pierre d'aimant.